isla

 

produit

2018

 

Projet de diplôme

Sous la direction de Guillaume Foissac

En partenariat avec Biorock Technology

 

Les îlots et atolls coralliens qui gravitent à un ou deux mètres

au-dessus de la mer sont les premiers menacés par la montée

des eaux, entre érosion et submersions de plus en plus fréquentes.

 

Thomas Goreau et Wolf Hilbertz développent dans les années 1970 un procédé d'accrétion minérale par électrolyse. Il consiste à immerger une structure en métal dans la mer et à la brancher sur un courant faible. Par électrolyse, du carbonate de calcium vient se former autour la structure en métal. L’atout majeur de ce procédé est que

malgré l’acidification de l’océan, les coraux se développent jusqu'à cinq fois plus vite sur de tels dispositifs car l’accrétion produite permet de solidifier leur squelette. Par le biais de leur entreprise, Biorock Technology, les deux chercheurs ont initié un certain nombre de projets pilotes qui ont démontré l'efficacité de la technologie dans la restauration des plages érodées. Ces projets sont majoritairement réalisés avec des matériaux de récupération, de manière bénévole.

 

Dans l'idée de démocratiser leur technologie, j'imagine Isla, un brise-vagues qui s'autosoude par accrétion minérale électrolytique. Il permet que les vagues arrivent sur la plage avec moins d’intensité, et que le sable y reste de manière plus pérenne. Dessiné avec le soutien de Thomas Goreau, c'est un produit qui est alimenté par énergie solaire,

livré à plat, et installé directement par les locaux concernés.

 

 

Crédit photo : Véronique Huygue

Guillemette de Brabant

La partie émergée du dispositif présente des marquages oranges qui sont une échelle de marée. Plus qu’un indicateur précis, ils visent à donner une idée des fluctuations du niveau de la mer.

Le brise-vagues est livré à plat, plié et désassemblé.

La structure est autonome en énergie. Les câbles électriques sont dissimulés dans un mât principal.

Le module se place sur le sable, environ un mètre sous l’eau, assez proche du rivage. Dès que l’accrétion commence, la structure s’autosoude au plancher marin, qui est constitué de calcaire.

Des études me permettent de comprendre la raison pour laquelle les digues finissent souvent par céder. Lorsqu’elles sont perpendiculaires aux vagues, les vagues sont réfractées et non dissipées. La force exercée dessus est donc décuplée. Ce faisant, le sable qui est au pied de la digue est progressivement repoussé vers le large et les fondements finissent par céder. Pour que la vague soit dissipée, il faut donc que l’obstacle soit poreux, et que sa face principale soit inclinée. La porosité des récifs coralliens est justement ce qui les rend si efficaces.

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